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Conférences, saison 2019

Pour la 18 ème  année consécutive, la médiathèque proposera un cycle de 3 conférences historiques en février et mars 2019. Pour cette nouvelle édition, les thèmes sont des plus variés et devraient séduire de nombreux amateurs d’histoire. 

Samedi 2 février à 15 h 00 

Georges Costecalde proposera une conférence intitulée Hubertine Auclert (1848-1914) ou le combat d'une femme pour le droit de vote

Hubertine Auclert (1848/1914) née au Tilly, commune de Saint-Priest-en Murat reçut une éducation religieuse à Montluçon. Célibataire, elle gagna Paris et fréquenta les milieux francs maçons et socialistes espérant, en vain, voir triompher ses idées d’émancipation des femmes.

Qualifiée de première suffragette française, elle passa son temps à lutter pour que les femmes obtiennent leurs droits politiques et ce avec énergie et imagination, créant son propre journal, ses propres timbres, multipliant les pétitions, les manifestations de rue, refusant de payer ses impôts puisqu'elle ne comptait pas, renversant une urne lors d'une élection et brûlant le Code civil, … Elle fut en proie à l’hostilité aussi bien de la droite que de la gauche et de certains mouvements féministes beaucoup plus modérés. Elle mourut en avril 1914 oubliée et aigrie, sans jamais avoir voté !

Hubertine Auclert (document - 357,24 ko)

Samedi 16 février à 15 h 00

Aurore Petit, guide conférencière, responsable du projet C Montluçon, présentera Montluçon, une cité aux deux visages,...vers la naissance d'une troisième ville.

Une promenade dans les différents quartiers de la ville, de la cité médiévale à la ville industrielle et la ville Gozet en passant par toutes les richesses de l'avenue Marx Dormoy.

Samedi 16 mars à 15 h 00 

Jean-Paul Perrin propsera une conférence intitulée Domérat, des années 1950 aux années 2000...ou comment la " charmante cité vigneronne " est devenue une commune résidentielle de l'agglomération montluçonnaise...mais pas uniquement.

  • Une commune restée "dans son jus"

En 1945, au sortir de la guerre, la commune de Domérat est encore largement marquée par son passé viticole. Ne parle-t-on pas souvent de “cité vigneronne ” pour la désigner, tandis que ses habitants se retrouvent fréquemment affublés du terme, déjà abusif, de “vignerons” . Le visage de Domérat a peu changé depuis l’avant guerre, en conservant ses commerces traditionnels, autant dans le bourg que dans presque tous les villages. Quelques logements nouveaux ont été édifiés, mais pour le reste c’est le bâti du début du XXème siècle qui domine largement.

Domérat fin des années 50

La commune est restée « dans son jus » et elle tarde à entrer vraiment dans le XXè siècle. L’urbanisme est alors un mot inconnu. Pourtant, quelques signes alertent, tels que l’extension des friches, au fur et à mesure que les parcelles de vignes sont délaissées, jusqu’à couvrir près du quart de la commune. L’appel des usines montluçonnaises (Saint-Jacques, Saint-Gobain, Landis, Sagem et, bien sûr, Dunlop) trouve des échos chez les Domératois. Les municipalités qui se succèdent entre 1945 et 1959 contribuent à une première évolution de la commune en essayant de pallier les urgences. C’est le cas pour les équipements communaux où beaucoup reste à faire. L’électrification est totalement achevée, mais pour l’adduction d’eau tout reste à faire. L’assainissement est inexistant. Les écoles posent aussi problème avec la croissance démographique qui se dessine…La vie associative reste dynamique, avec les trois doyennes que sont l’Union Musicale, l’ASD et le Rex Club.

 

  • Bouleversements des années 60-80

À partir des années 60, les transformations se font plus brutales : la commune rurale se mue en commune périurbaine. Les travaux se multiplient pour répondre aux besoins d’une commune moderne : l’eau, l’assainissement, le ramassage et le traitement des ordures ménagères deviennent des sujets de préoccupations des municipalités, d’Albert Poncet à Jean Desgranges. En même temps que la société domératoise se transforme et que sa population augmente à un rythme bien plus rapide, le paysage rural cède la place à un paysage périurbain : le remembrement et les travaux qui s’ensuivent, les grandes opérations de lotissement, à Bien-Assis, à Bressolles ou au Cros, donnent à la commune un nouveau visage. Entre le bourg et les villages, les constructions s’alignent sur d’anciennes parcelles de vignes.

  • La révolution du commerce et la passage à l'intercommunalité

 C’est aussi le temps où les structures associatives connaissent un développement sans précédent, nécessitant de nouveaux équipements. Le centre municipal sort de terre, le nouvel hôtel de ville remplace l’ancien, promu médiathèque. C’est aussi la “révolution ” qui s’opère dans le commerce : les Domératois voient émerger de nouvelles formes de commerces, avec l’installation des premières grandes surfaces à la fin des années 1960. « Mammouth écrase les prix  », certes, mais pas seulement. Autant de concurrents qui vont faire se raréfier les petits commerces, d’abord dans les villages puis dans le bourg. Ce bourg, lui-même, subit de profondes transformations, avec les réaménagements du centre et de la place Bacchus, une première fois dans les années 1970, une seconde fois, dans les années 1990.Parallèlement, on commence à raisonner en terme d’intercommunalité : après l’eau, ce sera la collecte et le traitement des ordures ménagères, avant l’aménagement d’une première zone d’activités en partenariat avec le voisin montluçonnais…

À l’aube des années 2000, bien malin serait celui qui pourrait reconnaître dans ce qu’est devenue la commune le visage qu’elle offrait un demi-siècle plus tôt. C’est cette transformation, à travers de nombreux autres exemples que Jean-Paul Perrin présentera le samedi 16 mars à 15 h 00. Il s’appuiera, comme lors de ses précédentes interventions, sur de nombreux documents photographiques.

  • D'une rénovation du centre bourg à l'autre

À l’aube des années 2000, bien malin serait celui qui pourrait reconnaître dans ce qu’est devenue la commune le visage qu’elle offrait un demi-siècle plus tôt. C’est cette transformation, à travers de nombreux autres exemples que Jean-Paul Perrin présentera le samedi 16 mars à 15 h 00. Il s’appuiera, comme lors de ses précédentes interventions, sur de nombreux documents photographiques et cartographiques.

 

 

CONFÉRENCES : MODE D’EMPLOI…

Les conférences ont toutes lieu à la médiathèque de Domérat, aux dates et horaires indiqués, dans la salle des Conférences, au premier étage (accès par ascenseur pour les personnes à mobilité réduite)

Compte tenu de la capacité d’accueil limité et pour des raisons de sécurité, les réservations restent obligatoires (en téléphonant au 04 70 09 10 00).